Vendredi 3 avril 2009

Publié dans : Inattendus

 

Un téléphone a sonné. Alors le vieux soldat reprend les armes et il me faut de nouveau abandonner pour quelques semaines le refuge tranquille de mon île. Elle est là cette île, quelque part dans les reflets que la lumière matinale dessine sur les eaux calmes du lac endormi... A bientôt.


Voir les 33 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 2 avril 2009

Publié dans : Regard
 

Dans le jardin

Un peintre fou m’a offert le printemps.

Cadeau d’Avril et merveilleux présent,

Eclat du matin....


Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 1 avril 2009

Publié dans : Histoires ordinaires - Communauté : La récréa - Bigornette

  
   Il avait été rayé de ma mémoire par le temps et, sans mes vieux carnets, je ne me serais sans doute jamais souvenu de cet homme, côtoyé à l’occasion de soirées solitaires dans des hôtels anonymes de villes inconnues, privilège du voyageur professionnel. C’était en février 1986.

   A son sujet, il n’y avait que quelques phrases sibyllines dans mes carnets. Il m’a fallu du temps pour reconstituer l’histoire de cette rencontre et surtout l’objet de nos conversations dont je me rappelle qu’elles se poursuivaient tard le soir.

   Ignacio est originaire des îles Canaries. Il a vécu une partie de son enfance sur l’île de Gomera avant de rejoindre le sud de l’Espagne puis la France, accompagnant ses parents fuyant la dictature Franquiste tout autant que cherchant une vie meilleure. La Gomera est la plus petite des îles Canaries, territoire montagneux peu peuplé et difficile d’accès. Je ne suis jamais allé aux Canaries ni sur l’île de la Gomera et si mon imagination s’évertue à rêver ce paysage insulaire, c’est à cause de ce qui me semble être une belle et prodigieuse histoire.

   Je crois avoir lu un jour qu’il existe dans le monde plus de six mille cinq cent langues, certaines parlées seulement par quelques milliers d’initiés et Ignacio connaît l’une d’entre elles, aussi rare que mystérieuse. Le Silbo. « A la Gomera, nul ne peut se perdre, et même s’il n’y a personne à dix kilomètres à la ronde on n’est jamais seul si l’on parle le Silbo. »

Ignacio raconte cette langue ancestrale des habitants des îles, langue phonétique avec ses consonnes, ses voyelles, ses nuances, une langue qui n’est pas parlée mais sifflée, une langue que les chèvres et les chiens apprennent à comprendre sans grande difficulté, une langue qui se transmet de génération en génération, comme un trésor,  presque comme un secret.

   Un sifflement qui traverse la vallée, et l’épicier prépare la commande d’un berger. Peut-être dans la montagne quelqu’un réclame le médecin, ou plus simplement, invite un ami. Bien avant la naissance du téléphone et celle d’Internet, une communauté isolée a inventé un formidable outil de communication, donnant naissance à un réseau de solidarité qui s’est ancré peu à peu dans une culture. Admirable histoire des hommes.

   Ignacio n’est plus dans ma mémoire qu’une vague silhouette floue et sans visage, reflet lointain d’un monde à taille humaine occulté par la technologie et le bruit de la cité. Sans doute aussi parce que personne autrefois ne m’a appris à siffler.


Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 27 mars 2009

Publié dans : vagabondages - Communauté : La récréa - Bigornette
 



Ouvre vite les volets

Le givre a fait place à la rosée.

La terre renaît

Le vieil hiver glacé s’est envolé.

 

         Ici une primevère

         Pointe le petit bout de son nez.

        Jaune sur tendre vert

        Une jonquille aux pétales écarquillés.

 

                  Le souffle du vent

                  Dessine le ciel gris en nuages bleus.

                  De son nouveau chant

                  Le merle s’égosille, fier et heureux.

 

                       Nature en folie

                       Boulimique, affamée d’ardent soleil.

                       Que vive la vie 

                       C’est jour de réveil pour les abeilles.

 

                            Ouvre vite les volets

                            Il est venu le temps béni des amours.

                            A l’orée des forêts

                            Les mésanges jouent à se faire la cour.

 

Ouvre vite les volets

Le printemps paraît.


Voir les 8 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 25 mars 2009

Publié dans : Regard


Tant à aimer dans si peu de temps,

Tant à partager en un si court instant...

Et ce train qui roule, le train de la vie

Qu’un jour, en naissant, nous avons pris.

 

Et puis une gare, un panneau fin du voyage.

Faut-il déjà descendre et tourner la page ?

C’est un quai désert, tout sombre, tout noir,

Une porte à franchir, un terme à l’histoire...

 

Tant de choses à découvrir dans cet ici-bas,

Tant de merveilles à vivre dans ce chez moi,

Tant à nous aimer plus encore qu’autrefois,

Et ce train arrêté, ce train qui ne repart pas.

 

Un éclat d’étoile joue sur la dalle de granit,

Diluant l’image de la vie qui s’enfuit si vite.

 

Le chant des âmes aimées à jamais parties

Se perd dans le silence du cimetière de nuit,

S’emmêle dans les bruits de l’allée de gravier

Sous mes pas hésitants, emplis de regrets.

 

Dans ce lieu où se brise tout rêve d’éternité,

Où les pierres polies sont brumes du passé,

Je sens que vivre, c’est se dépêcher d’aimer.

Ta main sur mon épaule, et s’éloigne le quai...


Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 6 mars 2009

Publié dans : Regard
 

La mer est là, magnifique imposante et superbe, avec ses bruits obstinés. Rumeur impérieuse et terrible, elle tient des propos étranges. Les voix d'un infini sont devant vous. Rien de la vie humaine.

                                                              Eugène Delacroix


Voir les 12 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 5 mars 2009

Publié dans : Sur mon étagère

 

    Il arrive parfois, fouillant l'étal d'un bouquiniste, que la main s'attarde sur un livre et que commence alors un prodigieux voyage. Vingt ans après avoir couvert le conflit du Vietnam comme reporter et photographe de guerre, J.C. Guillebaud et Raymond  Depardon reviennent dans ce coin d'Asie, marchant dans les pas de leurs souvenirs pour trouver un pays qui a beaucoup changé. C’est tout un monde que l’on voit revivre à travers la beauté de paysages magnifiquement décrits, et le livre se fait guide de voyage, incontournable pour qui voudrait partir là bas.


   
    Et puis, au détour d’une phrase, c’est l’empreinte de la France qui réapparaît, occasion pour moi de rencontrer Alexandre Yersin, oublié et méconnu du grand public et qui pourtant est l’un des très grands ayant vécu à la naissance du siècle précédent.

 

« Un court obélisque de pierre et de ciment ocre, un escalier à quatre faces et quelques bâtonnets d'encens fraîchement consumés dans une boîte de conserve. De cette éminence votive, on embrassait le panorama de la baie jusqu'aux premières maisons de Nha Trang. La pauvreté de l'endroit, son exil relatif et les signes - menus graffitis datés sur l'obélisque, traces de pas sur le gravier - qui témoignaient malgré tout de visites régulières, tout contribuait à faire naître une émotion à laquelle nous n'étions pas préparés. A l'écart des routes et des gares, à l'orée d'une plaine qui fut hachée, plus que toute autre, par les tonnerres de poudres et d'acier de la guerre, ce tombeau solitaire, perdu dans les hautes herbes, patiné par la pluie, demeure ce qu'il était voici un demi-siècle. On imagine qu'il fut environné souvent par la fumée des explosions, contourné par des patrouilles, survolé par des escadrilles, léché peut-être par l'haleine des incendies. Mausolée oublié dans la mitraille, veilleur aveugle mais intact lorsque tout s'arrêta…

... Sur la pierre de son tombeau, une seule inscription est gravée, en français, mais écrite par une main vietnamienne : “Bienfaiteur et humaniste. Vénéré du peuple vietnamien. »

 

J’ai beaucoup aimé ce livre.

 

La colline des anges - Points Editions - octobre 2006 -

 

    Eminent biologiste, Alexandre Yersin  - 1863 / 1943 -  a découvert la toxine diphtérique et isolé le virus de la peste, agronome visionnaire, explorateur, intellectuel débordant d'humanisme, Alexandre Yersin est aussi le fondateur de l'Institut Pasteur de Nha Trang et de l'école de médecine d'Hanoï.

 

 


Voir les 7 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 3 mars 2009

Publié dans : Inattendus - Communauté : La récréa - Bigornette

Si les correcteurs du baccalauréat s’en donnent parfois à cœur joie en relevant dans les copies les phrases hasardeuses et humoristiques de nos chères têtes blondes, les élus et tout particulièrement les maires, n’ont rien à leur envier. Le maire fait rarement l’unanimité et les administrés à tort ou à raison ont bien des choses à dire.

 

Ainsi Monsieur le maire

           

On ne vous demande pas grand’ chose, sauf d’en faire beaucoup...


Nous sommes la commune de France où il y a le plus de chômage au monde...

 

Monsieur le maire, vos électeurs se plaignent 

           

Le cimetière est dans un état pas possible et tous ceux qui y habitent pensent comme moi...


Vous avez mis une cabine téléphonique où il fallait mettre des cartes et toutes les pièces que j’ai voulu mettre ne rentraient pas...


Je travaille moi. Alors ne pourrait-on pas déplacer le bal du 14 juillet au 15 août ?


Le toit de l’église fuit depuis deux ans et la vierge est toujours mouillée. Faites quelque chose pour elle s’il vous plaît...

 

Monsieur le maire, vous êtes responsable

           

La responsabilité de tous les accidents que j’ai eu n’est pas pour moi mais pour les routes où je circule et qui ne sont pas en état de conduire...


Oui vous êtes responsable des cacas de chien dans les rues, même si c’est pas vous qui les faites personnellement....

 

Monsieur le maire vos dépenses sont surveillées

           

Mes taxes, elles servent de feux d’artifice au 14 juillet.....


Mes impôts pour la commune, j’aimerais bien les voir dans les trous de la route et pas dans votre poche...


Depuis que vous avez acheté un ordinateur à la mairie, y a plus moyen de trafiquer les papiers comme vous faisiez avant....

 

Et vous savez, Monsieur le maire

           

Vos promesses de marchand de soupe qui mange à tous les râteliers, j’en ai entendu depuis des centaines d’années...         


Parce que vous avez fait la route pas assez large, mon voisin est obligé de faire plein de manœuvres difficiles avec sa voiture devant son garage qui est contre le notre, alors ce qui devait arriver est arrivé. Un matin où il était sûrement bourré, il a fini par rentrer dans ma femme....


        J’ai toujours voté comme il fallait, c’est à dire pour celui  qui a été

         élu...

Bon courage pour les réponses !!!!

 


Voir les 9 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 2 mars 2009

Publié dans : Regard

 

Quand les enfants s’endorment le soir, portés sur les chemins du rêve par quelque mystérieux rayon de lune qu’eux seuls savent reconnaître, des forces millénaires se réveillent et esquissent un tableau que le soleil à naître habillera de lumière au gré de ses humeurs changeantes et colorées.

Mon âme d’enfant s’est durcie sous les blessures des ronces de la vie, mais les rêves sont encore là, et cette nuit, pendant que je rêvais du nouveau printemps, un peintre a dessiné des perce-neige, découverte du matin, cadeau d’un songe à un coin du jardin...

 

 


Voir les 6 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 27 février 2009

Publié dans : Regard

 

Rêve inaccessible des hommes orphelins de leur origine,

Dessinant le voile immatériel cernant un insondable mystère,

Elles sont l’écrin immense de nos pensées les plus intimes,

Poussières de lumières suspendues dans le noir de l’univers.


Voir les 9 commentaires - Ecrire un commentaire

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Présentation

Une île...

Entre les rives incertaines du temps qui s'enfuit, juste un lieu pour dire...

Recherche

Derniers Commentaires

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus