Solitaire

Publié le par DECRYPTO

 

Ce n’était plus le jour, ce n’était pas encore la nuit.

Le temps hésitait, se figeait entre clair et ombre.

C’était l’instant glacé où dans le soir blanc gris

Le jour finissant découpait les formes sombres

D’arbres informes, écroulés sous le poids de l’hiver.

Des bruits familiers portés par le murmure du vent,

Il ne restait rien, pas même le chant de la rivière.

La neige, partout, exhalait un silence lourd, pesant.

 

Et le paysage sans repères, envoûtant et inquiétant,

Aux couleurs délavées, diluées dans le noir et blanc,

M’imprégnait peu à peu de sa beauté hostile, glaciale,

Invitation muette à quitter un lieu devenu inamical.

Publié dans Textes du temps perdu

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Quichottine :0010: 20/01/2009 20:48

J'aime le paysage que tu peins, entre chien et loup...

Bigornette 18/01/2009 18:29

le moment ou la nuit tombe...quand la neige est présente dégage une impression que tu nous décris parfaitement... magnifique poème... bisous...et bonne soirée..

Oxygène 16/01/2009 10:36

Une très jolie façon de parler de la neige... On y sent le mystère des paysages blancs et son silence. On a presque peur de déranger....

fêlure 15/01/2009 22:20

un épais manteau de neige vierge sous le soleil, est éclatant, on ose à peine souiller de nos pas cette virginitée...à la tomber de la nuit, le noir et le blanc peut devenir oppressant...mais vaut mieux suivre le raisonnement d'Angel, suivre son instinc...

Plume 15/01/2009 21:36

Cher ami poète, je t'offre ce soir un peu de mes espoirs !