Quand les enfants s’endorment le soir, portés sur les chemins du rêve par quelque mystérieux rayon de lune qu’eux seuls savent reconnaître, des forces millénaires se réveillent et esquissent un tableau que le soleil à naître habillera de lumière au gré de ses humeurs changeantes et colorées.
Mon âme d’enfant s’est durcie sous les blessures des ronces de la vie, mais les rêves sont encore là, et cette nuit, pendant que je rêvais du nouveau printemps, un peintre a dessiné des perce-neige, découverte du matin, cadeau d’un songe à un coin du jardin...
Entre les rives incertaines
Du temps qui s'enfuit
Rien
Qu'un lieu pour dire...
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