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Enfin j’ai posé mes valises
Après tout ce temps
Posées… Définitivement
Ma maison, mon église,
Le regard de la femme aimée
Et son corps pour s’y noyer,
Mon île perdue, abandonnée,
Voila mes rêves des nuits d’été.
Fenêtre d’hôtel rideaux ouverts,
J’ai vécu là, étranger, solitaire.
Travailler puis regarder la mer,
Compter les jours, les samedis
Les avions repartant vers Paris,
Rien d’autre à faire, c’est la vie,
Celle des jours gris, et c’est fini.
J’ai remis mes chaussons usés
Comme pour le sort conjurer,
Car je ne suis qu’un nouveau né
Dans l’univers des retraités.
Peut-être écrire mes mémoires
Ou alors me mettre à boire…
Que faire de tout ce temps ?
Avec vous, je suis, dorénavant
Pour rire écrire et chanter
En vers en prose ou en photos
Ce rêve d’un monde plus beau.
Où les larmes perles de rosée
Où les nuits noires d’or teintées
Où coulent pour les cœurs blessés
Les douces rivières de l’amitié.
Le temps est mien désormais
Avec bien des songes à partager.