Pas vers la nuit
Couleurs indéfinissables d’une lueur crépusculaire, flamboyante, qui baigne l’horizon et enflamme insidieusement mon cœur, effaçant peu à peu le trouble mystérieux de ton bras glissé tendrement sur mes épaules…
Je regarde, nous regardons ensemble le jour qui s’éteint.
Mon esprit vagabond s’envole dans le noir de ce monde finissant, cherchant quelqu’étoile amie encore invisible pour éclairer mes doutes, mes questions.
Toi, nous, ce premier soir d’un nouvel été, et mes pensées qui s’évadent vers les rives lointaines d’un futur trop obscur et incertain, posant sur cet instant privilégié de bonheur partagé, comme un voile diaphane d’indécence, de culpabilité.