Y a des jours....
Me voilà tout désemparé..., traînant mes petits malheurs comme un boulet, après avoir arpenté les rues et les centres commerciaux à la recherche d’un gourou !!!!, d’un sauveur, enfin de quelqu’un qui puisse m’aider.
Tout a commencé hier, dans un grand coup de vent, à l’approche des douze coups de minuit. Non, je vous rassure, une sorcière ne m’a pas transformé en potiron, mais pour sauver quelques géraniums et pétunias d’une averse de grêle annoncée, je me suis offert un quart d’heure de folie pour déménager les jardinières dans la véranda.
Trempé par quelques rafales de pluie, mais content de moi, j’ai décidé de dormir, non sans avoir débranché la cafetière - allez savoir pourquoi - la télé, le PC, bref tous les appareils dont les fils étaient à portée de mains.
Puis un éclair s’est reflété dans la glace de la salle de bains, suivi d’un coup de tonnerre si violent que j’en ai lâché la brosse à dents. Ce fut le seul de toute la nuit et, pour autant que je me souvienne, j’ai bien dormi.
Et puis voilà... Ce matin, j’ai tout rebranché et démarré le PC. Windows semblait de mauvaise humeur, pas bien réveillé et j’ai très vite compris son problème qui est devenu le mien.
Mon disque dur externe, échappant à ma vigilance de la veille était resté connecté et la fée électricité avait profité de l’éclair tombé tout près pour jouer un peu avec ses circuits.
Hélas, c’était mon bien le plus précieux, quatre années de photographie, près de dix mille clichés et seulement un peu plus de la moitié archivés sur DVD. Tristesse, abattement, révolte... j’ai pris l’engin sous mon bras et fini par trouver un médecin compatissant, préférant sa clinique surchauffée à la douceur des plages au mois d’août, et il m’a promis de sauver mes photos pour samedi.
Vous ne m’en voudrez pas si je vous dis à lundi, parce que d’ici là, je vais faire en sorte que tout cela ne se reproduise pas.