Reflets d'automne
Les brumes matinales que le soleil ne parvient plus à dissiper,
S'accrochent à la montagne et s'attardent sur les arbres dorés
Qui se reflètent à la surface presque figée du lac encore endormi.
Les derniers oiseaux sont partis et ne reste que le bruit des feuilles
Craquant sous mes pas, pour troubler le silence qui a tout envahi.
La porte des beaux jours s'est refermée sans bruit, et sur le seuil
Du temps qui s'enfuit, l'odeur du nouvel hiver, amère et glacée,
Dépose chaque matin ses cristaux de givre, blanchissant les prés.
Les branches décharnées d’un vieux hêtre vibrent doucement
Dans la brise légère. Rêve-t-il déjà d’un lointain printemps ?