Promeneur
Quand le ciel de nuit se déshabille de ses nuages
Et offre au regard la profondeur de son nu étoilé,
Il suffit d’un rayon de lune pour partir en voyage,
Et dans un lieu lointain enfouir de sombres pensées.
Là haut, c’est un paradis ouvert sur une terre égarée,
Un monde au bord duquel s’asseoir, pour contempler
Les lambeaux épars des avenirs possibles saccagés,
Et dans le cœur des hommes, les ruines de belles idées.
Là haut, c’est aussi le jardin sans fin aux mille beautés
Où le promeneur désenchanté se change en jardinier,
Dessinant en poussières d’étoiles les formes colorées
Des fleurs et des rêves qui, peut-être, ne seront jamais.