Solitaire

Publié le par DECRYPTO

 

Ce n’était plus le jour, ce n’était pas encore la nuit.

Le temps hésitait, se figeait entre clair et ombre.

C’était l’instant glacé où dans le soir blanc gris

Le jour finissant découpait les formes sombres

D’arbres informes, écroulés sous le poids de l’hiver.

Des bruits familiers portés par le murmure du vent,

Il ne restait rien, pas même le chant de la rivière.

La neige, partout, exhalait un silence lourd, pesant.

 

Et le paysage sans repères, envoûtant et inquiétant,

Aux couleurs délavées, diluées dans le noir et blanc,

M’imprégnait peu à peu de sa beauté hostile, glaciale,

Invitation muette à quitter un lieu devenu inamical.

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Publié dans Textes du temps perdu

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Q
J'aime le paysage que tu peins, entre chien et loup...
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B
le moment ou la nuit tombe...quand la neige est présente dégage une impression que tu nous décris parfaitement... magnifique poème... bisous...et bonne soirée..
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O
Une très jolie façon de parler de la neige... On y sent le mystère des paysages blancs et son silence. On a presque peur de déranger....
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F
un épais manteau de neige vierge sous le soleil, est éclatant, on ose à peine souiller de nos pas cette virginitée...à la tomber de la nuit, le noir et le blanc peut devenir oppressant...mais vaut mieux suivre le raisonnement d'Angel, suivre son instinc...
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P
Cher ami poète, je t'offre ce soir un peu de mes espoirs !
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