Aux marins

Publié le par DECRYPTO

 

A tes pieds toujours quelques fleurs.

Et toi qui attend, dominant la mer...

Qui parle en silence du souvenir de grands malheurs

Depuis cette langue de terre couverte de bruyère.

Combien d'épouses en larmes, le coeur brisé,

Sont ici venues prier un mari perdu.

Combien de mères désespérées, les poings fermés,

Sont ici venues pleurer un fils disparu.

Et toi qui attend, dominant la mer,

Le retour de toutes les âmes errantes

Des marins morts dans les tempêtes géantes.

Toi, l'humble statue taillée dans la pierre.

A tes pieds des roses et des dahlias...

Toi qu'on nomme la Vierge des naufragés,

Toi qui salue les héros oubliés

Des drames de l'histoire de la Pointe du Raz.

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Publié dans Textes du temps perdu

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J
<br /> belle plume !!... j'aime beaucoup ce texte !!... ;0)<br /> <br /> <br />
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