Aux marins
A tes pieds toujours quelques fleurs.
Et toi qui attend, dominant la mer...
Qui parle en silence du souvenir de grands malheurs
Depuis cette langue de terre couverte de bruyère.
Combien d'épouses en larmes, le coeur brisé,
Sont ici venues prier un mari perdu.
Combien de mères désespérées, les poings fermés,
Sont ici venues pleurer un fils disparu.
Et toi qui attend, dominant la mer,
Le retour de toutes les âmes errantes
Des marins morts dans les tempêtes géantes.
Toi, l'humble statue taillée dans la pierre.
A tes pieds des roses et des dahlias...
Toi qu'on nomme la Vierge des naufragés,
Toi qui salue les héros oubliés
Des drames de l'histoire de la Pointe du Raz.